vendredi 12 juin 2026

12 ème étape - St Jean sur Mayenne - Laval - 11 km - 3 hl

​Le périple touche à sa fin, mais le chemin ne s'éteint pas ; il s’apaise. En quittant Saint-Jean-sur-Mayenne, je retrouve le rythme lent de ́a rivière. Ici, la Mayenne n'est plus seulement un cours d'eau, elle devient un fil d’ariane, un miroir où le ciel et les arbres se confondent dans un infini silence vert.




​Chaque pas sur le chemin de halage est une transition. Derrière soi, l'écho des paysages plus sauvages s'estompe. Devant, la rumeur douce de la ville commence à se faire pressentir, mais la rivière retient le temps. Les arbres s'inclinent, grandes sentinelles de feuilles et d’ombre, protégeant la marche du randonneur comme pour prolonger l'intimité de l’effort.

​Au fil des écluses, ces haltes de pierre où l'eau gronde et s'apaise tour à tour, on ressent le passage d'un monde à l'autre. L'eau s'écoule, fluide et continue, rappelant que la randonnée est autant un déplacement dans l'espace qu'un voyage intérieur. Les reflets d'argent à la surface de ce miroir liquide guident le regard, tandis que les pas, désormais réguliers et presque automatiques, rythment la méditation.

​Puis, le paysage se transforme. Les rives se structurent, les ponts se dessinent à l'horizon. Laval approche. Ce dernier tronçon est une transition douce, un pont suspendu entre la solitude ressourçante de la nature et les retrouvailles avec la cité. On n'arrive pas à Laval par hasard ; on y est lentement conduit par la rivière, enrichi de chaque kilomètre parcouru.





La fin de cette marche en traversant le Parc des Ondines à Changé est donc synonyme de relâchement musculaire et de satisfaction. L'esprit, vidé par des heures de marche en pleine nature, bénéficie d'une clarté et d'un apaisement durables.

Etape : 11 km

Cumul : 189 km

jeudi 11 juin 2026

11ème étape - Mayenne - St Jean sur Mayenne - 29 km- 8h

Cette journée commence sur les rives de la Mayenne, ce ruban d'argent qui trace le destin de la vallée. Le long du chemin de halage, les pas s'égrainent en cadence avec le clapotis discret de la rivière. Ici, l'eau est un miroir où se reflètent les saules pleureurs, les peupliers frémissants et le ciel changeant. Le marcheur croise le fier barrage et son écluse, témoins d'un temps où les chalands transportaient les richesses de la région. Aujourd'hui, l'écluse est une halte bucolique, un point de passage paisible où le murmure de l'eau qui s'écoule invite à la méditation.










Est-ce le charme des paysages ou la méditation qui semble transporter le randonneur vers des pays lointains, comme Lamas Zonie...









 ​Il est des lieux où le temps semble suspendre sa course pour épouser le rythme lent de l'eau. Saint-Jean-sur-Mayenne est de ceux-là. Les derniers pas me font quitter la guingette de Montgiroux oû j’y ai pris un repos de la mi-journée bien mérité. Dès les premiers pas, je retrouve le sanctuaire de fraîcheur et de sérénité, sculpté par l'histoire et la nature.








Installée en bord de Mayenne, la guinguette de Montflours est une véritable parenthèse enchantée, un lieu où le temps semble suspendre son vol. Point de rencontres des randonneurs, pèlerins ou cyclistes au long cours. Dès que l'on approche, on est séduit par cette atmosphère à la fois douce et vibrante, typique des bords de l'eau.









Etape : 29 km

Cumul : 178 km

mercredi 10 juin 2026

10ème étape - Marcillé - Mayenne - 11 km - 3h

Etape très courte pour rejoindre par la voie verte et le GR 365, le terrain de camping du Gué St Léonard,  sans passer par la ville.

Cette portion autour de Marcillé-la-Ville plonge le randonneur en plein cœur du bocage mayennais. Le tracé est souvent ombragé grâce aux haies et aux arbres qui bordent l'ancienne plateforme ferroviaire. C'est un parcours paisible, caractérisé par le calme de la campagne, les paysages agricoles et le chant des oiseaux.



Mais attention. tout de même, nous sommes sur une ancienne voie ferrée ! Une vache peut en cacher une autre !






Après-midi lessive 

Etape : 11 km

Cumul : 149 km

mardi 9 juin 2026

9ème étape Ste Gemmes le Robert -Marcillé la Ville - 26,5 km - 6h30

Six heures, six degrés, si tôt oui, si tôt pour décoller, car je décolle, oui je vole vers ces si beaux chemins creux.

Mes chers amis je marche

Je vous adore, mais je marche 

Vous n'aurez toujours pas votre grand’enfant

Ce soir 

Je ne m'enfuis pas je vole

Comprenez bien je vole

dans mes pensées, sans parole,

Je vole, je vole

Tout au long de ces chemins creux...

où Sainte-Gemmes-le-Robert se dévoile, au loin,  dans son écrin de tranquillité, au pied du mont de l'Aiguille. Ce village, riche de ses pierres anciennes et de son passé gallo-romain (non loin du site du Rubricaire), accueille le marcheur comme un havre de paix.






​Ce chemin n'est pas simplement une liaison entre deux clochers ; c'est une transition poétique entre la majesté de la forêt et la sérénité des collines, une parenthèse où le temps suspend son vol, le temps d'une marche sacrée au cœur de la nature.

Aussi, je ne peux m'empêcher de monter sur les hauteurs du Montaigu où sa chapelle domine.






Pour atteindre la chapelle du Montaigu, il faut accepter de prendre de la hauteur, de laisser le tumulte en bas. Pas à pas, le sentier s'élève, bordé par une nature préservée, comme pour préparer nos cœurs à la beauté qui les attend au sommet. 









Les chemins creux points forts empruntés pour relier Hambers à  Grazay en passant par le Bois du Tay et sa chapelle St Yves offrent de l'ombre et protègent du vent.





Pique-nique parmi ces cèdres bleus plantés au pied de la chapelle St Yves par un breton de Kerlouan, M. Bernard  qui lègue le site à la commune en 1986.

Puis, je reprends le chemin vers Grazay, et c’est parfois dans le silence des petits villages, à l'écart des grands axes, que se cachent les curiosités les plus singulières. Grazay en est un parfait exemple, notamment grâce à la chapelle Saint-Denis, un lieu qui suscite autant la dévotion passée que la curiosité historique.







​Un saint "céphalophore" au cœur du bocage, – c’est-à-dire un martyr qui, après avoir été décapité, aurait marché en portant sa propre tête entre ses mains. 

Mais rassurez-vous, moi j’ai bien marché la tête sur les épaules.

​C’est là tout le charme des anciens pèlerinages locaux. La chapelle de Grazay n’était pas un simple lieu de prière dominicale ; elle était un centre de dévotion thérapeutique. On y venait de loin, parfois à pied à travers les chemins creux, pour invoquer le saint. On lui prêtait le pouvoir de guérir les maux de tête, les migraines tenaces, et parfois même de préserver de la folie ou des "esprits troublés".

Rien de tout cela pour moi, juste lui invoquer d’arriver au but de mon étape du jour, sans prendre les averses promises pour tout l'après-midi. Mes voeux ont quasiment été exaucés, sauf les 2 dernières minutes.



Je vais directement à la boulangerie du bourg afin de me ravitailler et direction l’église pour prendre mon goûter au sec.

Lors d’une accalmie j'irais planter ma tente sur une aire de pique-nique au bord de la voie verte.

Etape : 26,5 km

Cumul : 138 km

12 ème étape - St Jean sur Mayenne - Laval - 11 km - 3 hl

​Le périple touche à sa fin, mais le chemin ne s'éteint pas ; il s’apaise. En quittant Saint-Jean-sur-Mayenne, je retrouve le rythme len...